Les chiffres clés
Tous statuts confondus
- 696 sociétaires chirurgiens urologues
- 36 déclarations de sinistres corporels
- Taux de sinistralité : 5,17 % contre 5,08 % en 2022
Focus libéraux
- 198 sociétaires chirurgiens urologues libéraux
- 31 déclarations de sinistres
- Taux de sinistralité : 15,66 % contre 15,31 % en 2022
Répartition des déclarations
Ces déclarations se répartissent en 2 procédures administratives, 7 procédures civiles, 1 procédure ordinale, 1 procédure pénale, 14 réclamations amiables et 11 saisines d'une CCI.
Analyse de l'expert
Dr François Desgrandchamps, Urologue consultant MACSF
Prise en charge
- Complications digestives - diarrhée chronique - dans les suites d'un traitement chirurgical d'un syndrome de jonction avec lithiase.
- Fuites urinaires persistantes et syndrome dépressif chez une patiente après hystérectomie nécessitant plusieurs reprises chirurgicales. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès d'un patient de 71 ans hospitalisé aux urgences pour rétention urinaire. Probable syndrome de levée d'obstacle non pris en compte. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Retard de prise en charge allégué d'une colique néphrétique avec urinome. Patient renvoyé chez lui après accord d'un 1er urologue avec anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et antalgiques. Nouvelle consultation aux urgences d’un autre établissement de santé et prise en charge par urgentiste et 2e urologue. Aggravation du tableau et décès avant d'avoir pu initier un traitement chirurgical pour probable rupture de la voie excrétrice. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Torsion testiculaire chez enfant de 11 ans. Traitement AINS prescrit par urologue. Quelques jours après, détorsion par autre chirurgien et tentative de sauvetage. Nécrose ultérieure confirmée. Fixation du testicule controlatéral, prothèse à envisager.
- Pyélonéphrite par migration lithiasique chez un patient de 75 ans aux antécédents de lithiase rénale gauche plusieurs fois expulsée. Évolution vers un choc sévère conduisant à une amputation des deux jambes et partielle des mains.
Complications chirurgicales
Chirurgie réno-urétérale
- Défaut de prise en charge allégué dans les suites d'une urétéroscopie dans un contexte d'infections urinaires à répétition. Patient sorti contre avis médical.
- Choc hémorragique après néphrectomie partielle imposant une reprise pour néphrectomie totale. Défaillance multiviscérale, décès du patient à J5.
- Douleurs lombaires chroniques alléguées dans les suites d'une réimplantation urétéro vésicale nécessaire après une plaie de l'uretère au cours d'une hystérectomie totale par laparotomie pour néoplasie du col.
- Petite plaie calicielle traitée par sonde double J au décours d'une urétéroscopie souple-laser pour ablation de lithiase calicielle chez un patient présentant un cancer de la prostate et du rein droit traité par radiofréquence. Tumeur de vessie opérée. Évolution favorable.
- Sonde double J en urgence pour pyélonéphrite obstructive chez femme de 42 ans. Ablation du calcul secondairement, puis néphrostomie avant résection urétérale et vessie psoïque.
Chirurgie prostatique et vésicale
- Retard de prise en charge d'une éventration du Bricker et de la rétention d'urine associée chez un patient de 63 ans. État de choc avec défaillance multiviscérale nécessitant un long séjour en réanimation.
- Décès d'un patient de 80 ans d'un choc septique à point de départ urinaire dans les suites d'une cystoprostatectomie pour tumeur de vessie.
- Décès d'un patient de 80 ans au cours d'une résection endoscopique de prostate réalisée sous rachianesthésie. Complications anesthésiques alléguées. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Choc septique, défaillance multiviscérale et décès d'un patient de 79 ans dans les suites du traitement chirurgical d’un carcinome urothélial de la vessie et instillation vésicale de bacille de Calmette et Guérin (BCG®). Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès d'un patient de 59 ans d’un choc septique après une prostatectomie robot assistée. Défaillance multiviscérale malgré plusieurs reprises chirurgicales pour perforation de l’intestin grêle et une prise en charge en réanimation. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge (2 sociétaires).
- Dégradation cardio respiratoire et décès à J1 d’une femme de 61 ans au décours d'une cystectomie totale avec hystérectomie, annexectomie et dérivation urinaire type Bricker pour incontinence urinaire par dyssynergie vésico-sphinctérienne.
- Cancer de vessie traité par résection urétérovésicale à plusieurs reprises, compliquée lors de la deuxième résection d'une perforation de vessie réopérée sous cœlioscopie chez une femme de 43 ans. Perforation à l’origine d'une dissémination cancéreuse avec métastases hépatique, pulmonaire et carcinose péritonéale traitée par chimiothérapie.
- Récidive de tumeur de vessie chez un patient. Résection endoscopique et pose d’une sonde double J dans uretère. Infections urinaires à répétition. Troubles digestifs précédant le décès d'origine indéterminée.
Chirurgie de prolapsus
- Fistule recto vaginale dans les suites d'une plaie rectale peropératoire constatée lors d'une cure de rectocèle par voie basse chez une patiente de 66 ans. Colostomie de décharge par cœlioscopie dans un premier temps et traitement chirurgical de la fistule dans un second temps.
- Rétention aiguë d'urine dans les suites d'une pose de bandelette TOT (Trans-Obturator Tape) chez une patiente de 43 ans. Reprise chirurgicale nécessaire pour desserrage de la bandelette.
- Migration vésicale de la bandelette posée pour cure d'incontinence urinaire avec pyélonéphrite. Nécessité de son ablation chirurgicale. Nouvelle migration responsable d'une persistance de l'incontinence.
- Complications urétérales postopératoires au décours d'une promontofixation par voie haute cœlioscopique et bandelette posée par voie basse pour cure d'un prolapsus et d'une incontinence urinaire. Pose d’une sonde double J, plusieurs fois changée, dilatation endoscopique, urétéroscopie. Thrombose veineuse et persistance d'une souffrance rénale droite. Récidive incontinence et calcul vésical et érosion par bandelette : résection endoscopique du calcul. Douleurs résiduelles. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Occlusion de l’intestin grêle sur bride 15 mois après une cure de prolapsus sous cœlioscopie. Résection, suture et suites simples. Découverte fortuite d'une lésion rénale droite suspecte.
- Oubli de corps étranger au bloc opératoire - aiguille - au décours d'une cure de prolapsus génital et incontinence urinaire par promontofixation sous cœlioscopie et TOT, retirée 7 mois plus tard.
Autres
- Changement d'un implant pénien efficace pendant 12 ans (rupture de la tubulure à la sortie de la pompe). Déplacement de cette nouvelle prothèse et reprise chirurgicale par un autre opérateur qui l'a retirée.
- Fistules uro-génitales chez une patiente après césarienne. Plusieurs cures successives par réimplantation urétérovésicale, puis cures fistules vésico-vaginales. Évolution lentement favorable.
- Hématome scrotal au décours d'une cure d'une volumineuse hydrocèle - résection de la vaginale. Évacuation de l'hématome, nécrose testiculaire nécessitant une orchidectomie par autre praticien. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Divers
- Nécrose testiculaire chez un patient de 31 ans dans les suites d'une cure de hernie inguinale gauche, nécessitant une orchidectomie chirurgicale. Mise en cause de tous les acteur de la prise en charge.
- Troubles urinaires persistants avec dyssynergie vésico-sphinctérienne malgré une nouvelle intervention pour sténose urétrale persistante chez un patient de 19 ans porteur d'une valve posée dans l'enfance.
- Complications postopératoires multiples dans les suites d'un désenfouissement de la verge et d'une scrotoplastie. Œdème de la verge et des bourses malgré une reprise chirurgicale chez ce patient de 61 ans.
- Métastases lombo-cave dans les suites d'une orchidectomie pour tumeur testiculaire chez un patient de 29 ans. Pas de suivi pendant 2 ans, en raison d'un rendez-vous de consultation non pris. Nécessité d'une néphrectomie élargie et cavotomie, puis adénopathie médiastinale ôtée ensuite.
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