Les chiffres clés
Tous statuts confondus
- 60 703 sociétaires médecins généralistes
- 319 déclarations de sinistres corporels
- Taux de sinistralité : 0,53 % contre 0,62 % en 2022
Focus libéraux
- 35 035 sociétaires médecins généralistes libéraux
- 273 déclarations de sinistres
- Taux de sinistralité : 0,78 % contre 0,87 % en 2022
Répartition des déclarations
Ces déclarations se répartissent en 8 procédures administratives, 55 procédures civiles, 29 procédures ordinales, 14 procédures pénales, 105 réclamations amiables et 108 saisines d'une CCI.
L'analyse de l'expert
Dr Thierry Houselstein, médecin généraliste, diplômé de Réparation Juridique du Dommage Corporel, d'expertise médicale et d'assurance de personnes, titulaire d'un MBA Économie de la Santé (Paris Dauphine), Directeur Médical du Groupe MACSF, membre du Comité Exécutif. Il est également le responsable des relations institutionnelles à la MACSF.
En 2023, les mises en cause des médecins généralistes sont restées relativement stables, tant en nombre que concernant les modalités de contestation, les CCI restant la voie de recours préférentielle des patients.
Plus que jamais, les généralistes sont confrontés aux difficultés diagnostiques et il leur est plus particulièrement reproché de ne pas avoir mis en œuvre des bilans ou examens complémentaires face à des situations traînantes (ou considérées comme telles), le patient estimant que l’évolution défavorable, constatée sur plusieurs consultations, imposait de revoir le diagnostic initial.
Si l’analyse a posteriori est toujours plus facile, on ne saurait trop recommander de vérifier sur le dossier médical (bien tenu cela s’entend) les motifs de la précédente consultation et les éléments cliniques rapportés, permettant ainsi de réagir au mieux.
Parallèlement, les réclamations pour survenue de complications iatrogènes doivent être gardées à l’esprit, notamment chez un patient diabétique ou lors de la prescription de certaines molécules connues pour déclencher de fréquents effets indésirables, dont le patient doit être informé bien entendu !
Ainsi que cela a déjà été rapporté, les généralistes sont désormais associés à des plaintes concernant les spécialistes d’organes alors même qu’ils ont correctement adressé leur patient. Cette tendance se confirme malheureusement, le généraliste étant considéré comme "le pivot ou le recours" alors même que son rôle est de plus en plus complexe dans un contexte démographique difficile.
Cette pression médico-légale doit être parfaitement intégrée par le généraliste dans son exercice quotidien et doit le conduire à mettre en œuvre (ou compléter) des mesures de sécurisation de sa pratique, notamment un dossier médical parfaitement tenu (nous observons encore trop souvent une absence totale de dossier ou de fiche d’observation à la suite d’une consultation d’un patient inconnu ) mais aussi une sécurisation des échanges d’informations, résultats biologiques ou autres, évitant ainsi un classement par "erreur", sans que le médecin n’en prenne connaissance.
Pour aller plus loin
Le Dr Thierry Houselstein vous livre ses recommandations. Le point en images.
Retard diagnostique
Cancer / tumeur
Broncho-pulmonaire
- Retard au diagnostic d'un cancer du poumon à l'origine du décès du patient. Il est reproché de ne pas avoir tenu compte de la perte de poids sur plusieurs mois avec une altération de l'état général.
Digestif
- Retard diagnostique de 2 ans d'une tumeur du colon droit chez une patiente née en 1973 avec antécédents familiaux ayant consulté plusieurs praticiens pour des douleurs abdominales et un amaigrissement. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Non diagnostic d'une appendicite aigue chez une femme de 30 ans ayant conduit à une fausse couche spontanée d'une grossesse par fécondation in vitro (FIV) avec transfert d'embryon 3 semaines auparavant.
- Retard diagnostique d'un cancer du côlon droit dans le contexte d'un suivi endoscopique non réalisé chez un patient à risque.
- Retard diagnostique d'une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST) de l’intestin grêle chez un homme de 44 ans qui a nécessité un traitement chirurgical en urgence avec séjour en réanimation.
- Retard diagnostique de 2 ans de 2 foyers d'hépatocarcinome chez un patient de 67 ans, VIH et VHC (virus hépatite C) traité, cirrhotique connu et suivi par un hépatologue hospitalier. Absence alléguée de surveillance échographique.
- Retard diagnostique d'un cancer du rectum chez un patient de 64 ans ayant consulté à plusieurs reprises pour des rectorragies avec troubles du transit.
- Retard diagnostique allégué d'un cancer de l'estomac deux mois après une première consultation pour troubles digestifs - douleurs abdominales, pyrosis et nausées.
Sein et gynécologie
- Retard diagnostique d'un angiosarcome d'un sein métastatique chez une enfant de 13 ans. Évolution défavorable.
- Retard diagnostique d'un abcès ovarien ayant évolué vers une pelvipéritonite chez une patiente de 34 ans ayant consulté pour une simple constipation, sans fièvre avec des douleurs abdominales.
- Retard diagnostique de 3 mois d'un cancer ovarien découvert au stade de carcinose péritonéale chez une femme n'ayant consulté notre sociétaire qu'une seule fois pour des douleurs pelviennes isolées.
- Retard diagnostique d'un carcinome infiltrant du sein chez une femme de 30 ans, avec bilan d’imagerie initial évoquant une pathologie infectieuse. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
ORL
- Retard diagnostique allégué d'un carcinome épidermoïde de la muqueuse buccale chez un homme de 75 ans. Décès.
Osseux
- Retard allégué de diagnostic d'une ostéonécrose aseptique bilatérale des têtes fémorales chez une femme de 43 ans.
- Retard diagnostique d'un myélome dans un contexte d'asthénie évoluant depuis plusieurs mois (2 sociétaires).
Prostate - vessie
- Retard diagnostique - un an - d'un cancer papillaire de la vessie chez un patient présentant une hématurie. Par ailleurs, patient suivi très régulièrement par un urologue pour un adénome de prostate symptomatique.
- Retard diagnostique d'un cancer de la prostate métastasé chez un patient de 75 ans bénéficiant d'un suivi par dosage PSA.
- Retard diagnostique de 2 ans d'un adénocarcinome prostatique Gleason 10 découvert au stade métastatique. Pas de contrôle du PSA ni d'avis urologique demandé devant un rapport de PSA total/PSA libre à 14 % demandé à titre systématique.
Divers
- Retard diagnostique d’un lymphome T chez un patient de 23 ans dans un contexte post Covid du fait d’une erreur d'interprétation d'un premier scanner thoracique par télé imagerie.
- Retard diagnostique de 3 mois d'un lymphome du manteau dans un contexte de diarrhées avec syndrome inflammatoire et amaigrissement isolé de 8 kg en 1 an chez un patient de 46 ans aux antécédents de maladie de Crohn non traitée.
- Amputation de jambe dans les suites d'un retard diagnostique et de prise en charge d'une nécrose avec perte de sensibilité d'une escarre talonnière chez un patient de 77 ans, parkinsonien.
- Leucémie myéloïde aigue non diagnostiquée avant le décès d'une jeune femme ayant présenté pour premier signe un mois plus tôt des douleurs dentaires, gingivales et possiblement une infection... dans le contexte du premier confinement en avril 2020.
- Retard diagnostique de 9 ans d'un diabète de type 2 qui s'est compliqué d'une artérite bilatérale sévère et de rétinopathie.
- Défaut de prise en charge allégué d'un syndrome de Rett avec survenue de troubles neurologiques et de décubitus.
- Décès d'un patient de 56 ans à son domicile, 10 jours après la réalisation d'un bilan biologique pour asthénie et perte d'appétit. Pas de rappel du malade avec un bilan qui montrait une hyperferritinémie et un syndrome inflammatoire.
- Défaut de diagnostic et retard de prise en charge allégué d'un mélanome lombaire chez un patient porteur d'une lésion cutanée suspecte et orienté vers son dermatologue référent.
Organisation et pathologie maligne
- Retard diagnostique de 6 ans d'un adénocarcinome infiltrant de l'endocol. Les résultats du frottis montrant 6 ans plus tôt un carcinome in situ avaient été classés dans le dossier sans que le prescripteur et la patiente n'en aient eu connaissance.
- Retard diagnostique de 1 an d'une tumeur rectale chez un patient aux antécédents lourds - sarcome rétropéritonéal considéré comme en rémission et tumeur pancréatique. Les résultats de la biopsie avaient été transmis par erreur par le laboratoire non pas au gastroentérologue ayant réalisé la biopsie mais à notre sociétaire médecin traitant, persuadé que le patient était pris en charge en secteur hospitalier.
- Retard de prise en charge de plus d'un an d'une néoplasie mammaire en raison d'une non communication des résultats à la patiente par le médecin traitant.
Pathologie cardiovasculaire - vasculaire
- Mort subite à domicile dans un contexte de douleurs thoraciques atypiques chez un patient de 34 ans.
- Retard diagnostique de 5 jours d'un infarctus du myocarde chez une patiente de 46 ans, fumeuse, ayant consulté notre sociétaire pour une douleur thoracique. Passage aux urgences où le même diagnostic de douleurs musculaires avait été porté. Prise en charge en cardiologie interventionnelle retardée.
- Défaut allégué de diagnostic d'une coronaropathie aiguë aux urgences chez un patient de 77 ans. Évolution défavorable - décès - dans un contexte d'infarctus du myocarde.
- Retard diagnostique d'une dissection aortique sans atteinte coronaire chez un patient de 54 ans sans antécédent entraînant son décès à domicile.
- Hospitalisation et décès d'un patient suivi pour cardiopathie ischémique et hyperlipémie dans un contexte de fièvre et décompensation cardiorespiratoire, 48 heures après une consultation de notre sociétaire pour toux spastique.
- Retard diagnostique allégué d'un syndrome coronarien dans un contexte de douleurs épigastriques récidivantes. Angioplastie de la coronaire droite puis pontage sur le réseau gauche. Pas de séquelle ventriculaire. Retentissement psychologique et arrêt de travail.
- Retard diagnostique d’une artériopathie des membres inférieurs devant un tableau de douleurs d'allure rhumatologique. Ischémie aigue avec échec de la fibrinolyse. Amputation trans tibiale.
- Décompensation cardiaque sur fibrillation auriculaire méconnue chez une patiente aux antécédents de pacemaker depuis l'enfance qui consulte à 2 reprises pour une constipation. Hospitalisation, choc électrique externe et traitement médical. Évolution favorable.
- Retard diagnostique d'une ischémie aigue sur thrombose d'un anévrysme poplité à l'origine d'une amputation de jambe.
Pathologie neurologique
- Retard diagnostique allégué d'une maladie de Charcot chez un patient bipolaire de 80 ans.
- Amputation à mi-cuisse demandée par une patiente devant des douleurs chroniques du genou gauche pendant 10 ans, sans étiologie trouvée malgré des avis spécialisés et explorations chirurgicales. Découverte d'un kyste arachnoïdien médullaire 3 ans après l’amputation, traité médicalement, réputé à l'origine des douleurs. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge (2 sociétaires).
- Retard diagnostique d'un accident vasculaire cérébral ischémique lacunaire chez un patient de 60 ans. Persistance de troubles du langage.
- Défaut diagnostique d'une tumeur médullaire épendymaire chez un patient se plaignant de lombalgies chroniques. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Accident vasculaire cérébral hémorragique puis décès dans les suites d'une poussée hypertensive chez une patiente sous Eliquis®. Consultation 3 jours auparavant avec modification du traitement et courrier pour le cardiologue. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Traumatismes
Adultes
- Retard diagnostique d'une atteinte périnéale neurogène dans les suites d'une chute d'un télésiège chez une patiente de 27 ans avec fracture sacrée S3 et douleurs invalidantes chroniques, malgré de multiples explorations réputées normales (2 sociétaires).
- Défaut de diagnostic d'une fracture du fémur dans les suites d'une chute à vélo. Diagnostic fait devant la persistance des douleurs - scanner - mettant en évidence une fracture engrenée du col fémoral. Consolidation en position vicieuse.
- Retard diagnostique d'une rupture du tendon quadricipital du genou suite à une chute de sa hauteur à domicile chez un homme de 84 ans. Diagnostic réalisé par IRM car examen clinique non contributif.
- Défaut de diagnostic d'une fracture du scaphoïde qui a retardé un traitement orthopédique adapté. Douleurs résiduelles.
- Retard diagnostique d'une fracture du calcanéum dans les suites d'un traumatisme des 2 pieds/chevilles aux urgences.
- Retard diagnostique d'une fracture D12, L2 et L3 chez un patient âgé après une chute sur le dos. Hospitalisation 15 jours plus tard pour douleurs invalidantes. Suites : SDRA sur pneumopathie d'inhalation et décès.
- Défaut diagnostique d'une fracture avec arrachement du massif des épines tibiales déplacées dans les suites d'une chute au ski (2 sociétaires).
- Défaut diagnostique d'une luxation interphalangienne de gros orteil chez un patient qui est victime d'un accident de trottinette. Réduction et brochage 3 mois et demi plus tard. Évolution lentement favorable.
Enfants
- Retard diagnostique d'une dysplasie de hanche découverte à l'âge de 16 mois chez une enfant née par césarienne pour siège. Traitement par traction et plâtre. Échographie demandée à 1 mois par l'équipe obstétricale dite normale, mais relecture montrant la dysplasie. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Urgence abdomino-pelvienne
- Péritonite consécutive à un retard diagnostique d'une appendicite aigue chez un homme de 56 ans. Traitement chirurgical en urgence et asthénie séquellaire.
- Retard diagnostique d'une appendicite chez un jeune patient de 15 ans. Défaut de prescription allégué d'une échographie.
Divers chez l'enfant
- Nécrose testiculaire et orchidectomie pour retard diagnostique d'une torsion chez un enfant de 11 ans ayant consulté 2 jours avant pour des douleurs abdominales mal définies.
- Défaut de diagnostic d'une torsion testiculaire droite chez un jeune de 14 ans dans un contexte de bilan d'imagerie trop tardif retenu.
- Retard diagnostique de 1 an d'une dysplasie bilatérale de hanche. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Retard diagnostique allégué d'un lymphome chez un enfant de 8 ans examiné à 6 reprises en 5 mois pour des adénopathies cervicales. Avis ORL sollicité qui décide de ne pas poursuivre le bilan après un examen tomodensitométrique et un enfant soulagé par un traitement par corticoïdes.
Autres
Infection
- Syndrome grippal compliqué d'une pneumopathie avec choc septique à l'origine d'une nécrose des extrémités nécessitant une amputation des quatre membres. Retard de prise en charge allégué à l'origine de cette évolution défavorable.
- Défaut de diagnostic et de prise en charge d'une babésiose chez une patiente qui consulte pour une plaie du pied d'aspect bulleux évoluant depuis une semaine (2 sociétaires).
- Décès d'un patient de 71 ans, diabétique, dans les suites d'un sepsis sévère sur spondylodiscite étendue compliquée de bactériémie à staphylocoque aureus méti S. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Défaut de prise en charge d'une mastite évoluant vers un abcès du sein dans les suites d'un allaitement. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Divers
- Non diagnostic d'un accident vasculaire cérébral ischémique chez une patiente de 46 ans vue aux urgences pour sensation de déficit d'une jambe dans le contexte d'une hypertension artérielle. Retour à domicile sans imagerie. Évolution partiellement favorable.
Iatrogénie
Dépakine®
- Décès à J8 d'un nouveau-né de mère sous Dépakine®. Notre sociétaire se voit reprocher de ne pas avoir redirigé la patiente vers un neurologue en amont de la grossesse.
- Décès d'un nouveau-né au 6e jour de vie dans les suites d'une grossesse sous Dépakine® Chrono.
- Interruption thérapeutique de grossesse en 2007 pour découverte d'un spina bifida avec méningocèle lors de l'échographie morphologique chez une patiente sous Dépakine® instauré 2 ans plus tôt par un neurologue. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Syndrome polymalformatif d'un enfant d'une mère sous Dépakine®. Médecin mis en cause alors qu'il n'était pas le médecin traitant.
- Dysmorphie modérée avec retard de langage et de parole sévère, retard psychomoteur d'un enfant né d'une mère sous valproate.
- Autisme sévère chez un enfant né en 2010 d'une mère sous Dépakine®.
- Troubles autistiques d'un enfant né en 2011 d'une mère sous Dépakine®.
- Retard de langage chez un enfant de 11 ans, né prématuré avec une mère sous Dépakine® (2 dossiers).
- Retard psychomoteur et troubles du comportement chez un enfant de 11 ans, né prématuré avec une mère sous Dépakine®.
- Difficultés d'apprentissage d'un enfant né en 2008 d'une mère sous Dépakine®.
- Troubles du langage et retard de développement chez une fille née en 2010 d'une mère sous Dépakine®.
Anticoagulants
- Séquelles motrices dans les suites d'un hématome du psoas secondaire à un surdosage du traitement anti thrombotique prescrit pour fissure malléolaire droite chez une femme de 75 ans après une chute.
- Erreur de prescription alléguée d'anticoagulants entraînant le décès d'un patient de 87 ans polypathologique institutionnalisé en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
- Surdosage en antivitamine K (AVK) évoluant vers une hémorragie digestive et le décès d’une patiente de 87 ans suivie pour une cardiopathie ischémique pontée et avec fibrillation auriculaire sous AVK.
- Hémorragie cérébrale fatale chez un patient de 31 ans dans le contexte d'un surdosage en AVK. Antécédents de polyglobulie, d'hémorragie cérébrale, d'infarctus du myocarde, de syndrome des loges. Prescription de Pradaxa® après avis du neurologue (2 sociétaires).
Autre
- Décès d'une patiente de 88 ans aux lourds antécédents cardiovasculaires et chutes à répétition dans les suites de la vaccination Covid récente.
- Gangrène de Fournier dans les suites d'un traitement par AINS pour douleurs anales attribuées à une crise hémorroïdaire. Traitement chirurgical par nécrosectomie et colostomie. Suites favorables. Interventions ultérieures pour traitement d'une fistule anale complexe.
- Retard diagnostique d'une ostéonécrose bilatérale des hanches et des talus chez un patient de 30 ans ayant bénéficié d'une corticothérapie au long cours pour 2 rejets de greffe itératifs dans le cadre d'une maladie de Hodgkin évoluée.
- Méningiomatose diagnostiquée devant un syndrome vertigineux. Prise d'Androcur® pendant 13 ans pour acné, prescription initiale par dermatologue et gynécologue.
- Décès dans les suites d'un choc anaphylactique à l'amoxicilline survenu lors d'une intervention de septoplastie. Mise en cause pour défaut de transmission de cet antécédent d’allergie et de ne pas avoir demandé d'explorations par un allergologue.
- Méningiome asymptomatique découvert au décours d'une IRM systématique chez une femme sous traitement par Lutényl® pendant 25 ans pour dysménorrhée et métrorragies. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Coma hyperosmolaire et acidocétosique dans les suites d'une prescription de corticoïdes pour sciatique hyperalgique résistante au traitement AINS habituel chez une patiente diabétique.
- Douleurs chroniques des membres inférieurs dans les suites d'un traitement par Ciflox® prescrit pour intoxication alimentaire.
- Méningiomes dans les suites d'un traitement par Lutéran® prescrit pour mastodynies. Chirurgie pour exérèse. Récupération neurologique satisfaisante mais persistance de troubles visuels.
- Malaise avec chute à l'origine d'une plaie du crâne et hématome de la cuisse gauche suite à la prise d'Alfusozyme®. Erreur de prescription alléguée.
- Survenue d'une colopathie fonctionnelle dans les suites de la prise d'un traitement par Ditropan®.
- Méningiomatose dans les suites d'une prise de Cyprotérone® pendant 10 ans, pour alopécie. Séquelles ORL - atteinte utriculaire et ophtalmologique-, exophtalmie avec syndrome sec (2 sociétaires).
- Méningiomatose suite à la prise de Lutényl® et Lutéran®. Prescription initiale par le gynécologue et renouvelée par le médecin traitant.
- Syndrome de Lyell au décours de la primoprescription de Lamictal® dans les suites d'une consultation pour rechute dépressive chez une patiente pour possible bipolarité. Séquelles cutanées et ophtalmologiques modérées mais impossibilité de reprise du travail à 4 ans de la retraite.
- Insuffisance rénale chronique nécessitant une dialyse, rattachée à la prescription sur au moins un an de Rifadine® pour une hidrosadénite suppurée.
- Méningiomatose sous Androcur® pris pendant 16 ans, traitement prescrit pour une patiente par son gynécologue et renouvelé par son médecin traitant pour acné.
- Réaction neurologique de type Guillain Barré alléguée après vaccination par Varilrix® prescrit par le sociétaire mais réalisée par un autre professionnel de santé.
- Pancréatite aiguë nécrosante prise en charge en réanimation pendant plusieurs mois avec multiples complications et évolution très défavorable : tétraplégie, séquelles anoxiques. Lipanthyl® prescrit dans les suites d’un défaut de prise en charge d’une hypertriglycéridémie pendant plusieurs années ayant atteint 12 g/l (3 sociétaires).
- Décès d'une patiente en milieu hospitalier dans le contexte d'une acutisation d'un syndrome myélodysplasique. Mise en cause sur la poursuite d'un traitement par Xarelto® prescrit depuis des années pour un flutter.
- Coma d'origine toxique dans les suites d'un traitement par Fentanyl® en patch prescrit par son médecin traitant chez une femme de 50 ans douloureuse chronique avec fibromyalgie, migraine et paralysie faciale.
Prise en charge
Prise en charge de cancer
- Décès dans les suites d’une intervention pour un cancer du poumon, chez une patiente alcoolo-tabagique non observante du suivi préconisé (2 sociétaires).
Prise en charge cardiovasculaire - vasculaire
- Décès en milieu hospitalier d'une décompensation cardiaque d'une patiente vue en consultation pour renouvellement d'ordonnance 1 mois avant.
- État paucirelationnel dans les suites d'un arrêt cardiaque à domicile 1 heure après une consultation pour douleur épigastrique chez un patient de 32 ans dans le contexte d'un stress professionnel.
- Retard de prise en charge de douleurs thoraciques à l’effort chez un patient. Prise en charge cardiologique interventionnelle avec graves complications.
- Décès d'une enfant de 13 ans d'un choc cardiogénique sur cardiopathie droite dilatée, après une période de plusieurs mois de symptomatologie à l'effort.
- Occlusion iliaque externe chez une patiente de 33 ans, suite au retard de prise en charge de douleurs du membre inférieur droit et lombaire apparues après une césarienne pour placenta prævia, hémorragie de la délivrance traitée par embolisation puis ligature des artères hypogastriques.
- Chirurgie valvulaire avec suites compliquées et décès d'un patient présentant un tableau septique à point de départ digestif. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Suivi de grossesse
- Méconnaissance d'une drépanocytose chez une patiente présentant une grossesse gémellaire avec un contexte d'accouchement prématuré. Césarienne en urgence pour hellp syndrome : crise vasocclusive au décours d'une crise drépanocytaire méconnue. Suites marquées par un accident vasculaire cérébral.
Prise en charge en établissement
En EHPAD
- Pneumopathie d'inhalation chez une patiente de 83 ans hospitalisée en EHPAD pour maladie d'Alzheimer évoluée avec troubles cognitifs et troubles de la déglutition. Décès.
- Chute et décès d'une résidente en unité protégée d’un EHPAD. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès dans les suites d'une déshydratation et sepsis à point de départ urinaire, d'une patiente de 90 ans admise en EHPAD.
- Décès d'une infection SARS-COV-2 d'une résidente en EHPAD. Patiente grabataire non vaccinée, par refus de l'entourage familial.
- Décès inexpliqué d'une résidente en EHPAD dans un contexte de contention sans prescription médicale.
- Décès en secteur hospitalier d'une patiente âgée dans le contexte d'une aggravation de sa dénutrition et d'une escarre sacrée au retour d'un hébergement temporaire en EHPAD. Médecin traitant sollicité pour adaptation des soins et des traitements antalgiques à domicile. Évolution nécessitant une prise charge hospitalière.
Infections diverses chez l'adulte
- Décès d'une patiente âgée de 87 ans à l'hôpital après le passage à domicile du médecin généraliste pour lombalgies puis altération de l'état général. Probable septicémie d'origine urinaire.
- Dermohypodermite nécrosante de la paroi abdominale dans les suites d'une césarienne ayant nécessité une reprise chirurgicale et des soins dirigés (VAC) de longue durée chez une femme de 34 ans. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Possible myofasciite à macrophages (évoquée après biopsie musculaire) au décours d'un rappel vaccinal par Revaxis® pratiqué chez un patient.
- Décès des suites d'un pemphigus vulgaire non diagnostiqué chez une patiente suivie pour asthénie et psoriasis.
- Paraplégie dans les suites d'un retard diagnostique d'une spondylodiscite chez un patient sous antibiotiques (automédication - professionnel de santé).
- Complications ophtalmologiques suite à un retard diagnostique aux urgences d'un syndrome de Lyell chez un patient de 33 ans mis sous Salazopyrine pour rectocolite hémorragique.
- Septicémie puis choc septique chez un patient de 48 ans obèse et aux antécédents d'hyperuricémie vu à plusieurs reprises par notre sociétaire après passage aux urgences pour douleurs articulaires diffuses dans un contexte fébrile. Séquelles de type neuropathie de réanimation.
- Défaut de prise en charge alléguée d'une cellulite du sillon génito-crural à point de départ d'une hidrosadénite suppurative chez un patient diabétique.
- Mauvaise prise en charge alléguée d'une parasitologie intestinale chez un patient parasitophobe. Prise en charge pluriprofessionnelle. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge (3 sociétaires).
- Arthrite septique dans les suites d'une infiltration échoguidée d'épaule prescrite par notre sociétaire et réalisée au cabinet d'un radiologue. Évolution lentement favorable après lavage chirurgical, antibiothérapie et kinésithérapie. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès dans les suites d'une infection SARS-CoV-2 au cours d'une hospitalisation pour anémie dans un contexte de cancer colique. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge (2 dossiers).
- Cécité et troubles cognitifs chez une patiente qui sera hospitalisée pendant plus de 8 mois au décours d'une méningoencéphalite à pneumocoque. Patiente vue la veille de son admission par notre sociétaire alors remplaçant pour un tableau fébrile étiqueté grippal.
- Retard de prise en charge d'une arthrite septique dans les suites d'un hygroma du genou pris en charge aux urgences. Traitement chirurgical et antibiothérapie. Évolution favorable.
- Décès d'une patiente polypathologique hospitalisée à la demande du médecin traitant pour altération de l'état général avec difficultés de maintien à domicile dans un contexte d'infection Covid-19.
- Amputation transtibiale chez un patient polyvasculaire présentant une nécrose musculaire profonde rendant impossible toute greffe ou reconstruction par lambeau. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès après 24 heures de réanimation pour choc toxinique à streptocoque A d'une patiente de 30 ans que notre sociétaire a vue la veille pour un tableau grippal avec pharyngite, asthénie, vomissements et diarrhées.
- Défaut de diagnostic d'une méningo-encéphalite avec atteinte oculaire à pneumocoque et vascularite infectieuse cérébrale chez une patiente présentant un syndrome grippal (2 sociétaires).
- Arthrite septique d’un genou et spondylodiscite du rachis cervical dans les suites d'une infection urinaire après cystoscopie.
- Hospitalisation en soins continus pour détresse respiratoire d'un patient atteint d’un syndrome de Di George à 5 jours de la consultation de notre sociétaire pour une simple bronchite.
- Décès d'une patiente infectée SARS-CoV-2 en secteur hospitalier, deux semaines après sa sortie de pneumologie pour bilan de chute.
- Décès par sepsis d'un patient diabétique polyvasculaire malgré une amputation transtibiale pour récidives de l'infection du pied.
- Infection nosocomiale lors d'une prostatectomie radicale. Suites marquées par une fasciite nécrosante. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès pour défaut de prise en charge allégué entrainant une aggravation de l'état clinique d'un patient présentant une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) avancée.
- Choc septique dans les suites d'une prostatectomie radicale, marqué par une fasciite nécrosante. Prise en charge en réanimation. Évolution lentement favorable après multiples interventions chirurgicales - parages, thérapie par pression négative et couverture par lambeau et greffes. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Infection chez l'enfant
- Décès d'un enfant de 7 ans aux antécédents de cardiopathie congénitale opérée le lendemain d'une consultation pour fièvre depuis 4 jours et diarrhée.
- Décès dans un contexte de retard de prise en charge d'une myocardite récidivante chez une enfant de 6 ans ayant déjà présenté cette pathologie un an auparavant.
Prise en charge neurologique
- Prise en charge défaillante d’une escarre du talon chez une patiente parkinsonienne âgée de 85 ans, amenant à son décès, dans un contexte de pneumopathie.
- Retard diagnostique de 2 ans d'une récidive d'un méningiome sphénoïdal chez une patiente de 42 ans suivie en milieu hospitalier. Prescription par notre sociétaire de son contrôle IRM annuel, dont elle ne verra pas le résultat, montrant une image suspecte. Prescription l'année suivante du contrôle que la patiente fera effectuer avec retard.
- Retard diagnostique de 6 mois d'une tumeur cérébrale chez une jeune femme de 26 ans qui a consulté à plusieurs reprises pour des céphalées puis rapidement des troubles dépressifs. Intervention en urgence pour hypertension intracrânienne, complications hémorragiques, reprise, décès dans la semaine. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Retard de prise en charge allégué d'une sciatique paralysante bilatérale le lendemain d'une séance d'ostéopathie. Prescription d'un traitement anti-inflammatoire antalgique. Intervention neurochirurgicale une semaine après avec séquelles neurologiques - déficit moteur L5 bilatéral.
- Accident vasculaire cérébral 24 heures après une visite à domicile d'une patiente âgée présentant un tableau clinique d’AIT (accident ischémique transitoire). Du fait de la période Covid : prescription de tomodensitométrie cérébrale et courrier à l'intention d'un neurologue remis à la fille de la patiente.
- Accident vasculaire cérébral chez un patient porteur d'une sténose carotidienne de 50 % connue, déjà sous Aspégic®, avec doppler très récent vu en consultation pour une hypoesthésie d'une cuisse, isolée et régressive. Scanner cérébral, réalisé en urgence, normal. Pas de nouvelle consultation. Traitement par thrombolyse mais persistance d'une hémiplégie gauche séquellaire, endartériectomie faite 3 mois plus tard.
Prise en charge ophtalmologique
- Abcès de cornée à pyocyanique chez une adolescente porteuse de verres de contact, qui a consulté pour douleurs oculaires - collyre antibiotique prescrit.
Prise en charge ORL
- Phlegmon cervical chez un patient de 30 ans, sous immunosuppresseurs ayant consulté notre sociétaire 4 jours auparavant pour une pharyngite - prescription de 3 jours de corticothérapie orale. Traitement chirurgical - drainage - 15 jours d'hospitalisation.
- Prise en charge jugée négligente d'une patiente ayant consulté pour une probable sinusite aiguë.
Prise en charge postopératoire
- Décès d’une patiente de 75 ans à J3 d'une prothèse de hanche intermédiaire des suites d’un sepsis sévère, vraisemblablement en lien avec une pneumopathie d'inhalation.
- Pneumopathie d'inhalation et décès d'un patient de 85 ans pris en charge pour syndrome occlusif après une ostéosynthèse de cheville. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Complications infectieuses et hémorragiques, puis décès d’un patient de 78 ans dans les suites d'une hémicolectomie droite avec fistule pour cancer du côlon.
- Péritonite et décès d’un patient de 20 ans dans les suites d'une perforation d'ulcère à J4 d'une intervention sur hernie inguinale bilatérale. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Défaillance multiviscérale et décès dans les suites d'une intervention de Bentall. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Complications digestives - fistule - au décours d'une sleeve gastrectomie chez une patiente traitée par AINS de façon ponctuelle. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Retard de prise en charge d'une infection pelvienne dans les suites d'une mise en place de bandelette sous urétrale ou TVT chez un homme de 75 ans. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Décès d'un patient de 68 ans, coronarien, à J15 d'une œsophagectomie pour adénocarcinome, dans le contexte d'une infection pulmonaire à pseudomonas multirésistant et probable Covid.
- Douleurs persistantes sur endométriose chez une patiente de 54 ans malgré prises en charge chirurgicales multiples (hystérectomie, recto colectomie). Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Hospitalisation pour fistule gastrique dans les suites d'une chirurgie bariatrique d’une patiente présentant des douleurs thoraciques pariétales, pour lesquelles une prescription d'anti-inflammatoire non stéroïdien en suppositoire a été délivrée par notre sociétaire.
- Échec d'une chirurgie de hernie discale avec apparition secondaire et à distance d'une sciatique paralysante. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Défaut de prise en charge allégué de fessalgies après chirurgie d'une hernie discale. IRM de contrôle à 2 mois de la chirurgie retrouvant un fragment discal résiduel.
Prise en charge rhumatologique
- Défaut allégué d'informations chez un patient qui présente un carcinome canalaire infiltrant, traité par Humira® pour spondylarthropathie.
- Plainte d'une patiente de 42 ans pour mauvaise prise en charge de ses lombosciatalgies et non reconnaissance en accident de travail.
Traumatisme
- Défaut de prise en charge d'un traumatisme de la main droite par écrasement - fracture - malgré une imagerie médicale ne retrouvant pas de lésion osseuse.
- Défaut de prévention allégué d’un ulcère post traumatique chez une femme de 27 ans prise en charge pour une contusion du membre inférieur droit au décours d'une chute à cheval. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Malaise d'un enfant de 12 ans dans les suites d'une injection de Repevax®. Fracture bifocale du condyle mandibulaire gauche avec fracture des incisives. Évolution favorable.
- Traumatisme de la main avec fracture ouverte d'un doigt d'un patient suite à une porte accidentellement refermée par le médecin généraliste.
- Douleurs neuropathiques invalidantes du membre supérieur après intervention pour luxations récidivantes de l'épaule droite. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Médecine d'urgence
- Trouble de cicatrisation d'une plaie du mollet gauche suturée aux urgences en regard du tendon d'Achille partiellement sectionné.
- Prise en charge alléguée inadaptée aux urgences d'un panaris chez un homme de 38 ans. Évolution lentement favorable avec une cicatrisation dirigée.
- Défaut de prise en charge allégué aux urgences d'une fracture du coude droit traitée orthopédiquement évoluant vers une pseudarthrose chez une patiente de 53 ans.
- Défaut allégué de prise en charge aux urgences - absence d'examen clinique - d'une colique néphrétique chez un jeune patient de 17 ans, aux antécédents de mucoviscidose.
- Oubli de fragments de verre lors de l'exploration d'une plaie du coude par bris de vitre de voiture. Reprise chirurgicale six mois plus tard. Évolution favorable.
- Défaut de diagnostic d'un accident vasculaire cérébral ischémique chez une patiente de 39 ans consultant aux urgences pour gêne de l'œil gauche (diagnostic de chalazion).
- Défaut de diagnostic d'une iléite chronique après une consultation aux urgences pour une bronchite fébrile, qui a nécessité un traitement résection iléale.
- Amputation d'orteil dans les suites d'une surinfection de pied diabétique pris en charge aux urgences.
- Hémiplégie séquellaire d’un accident vasculaire cérébral chez une adolescente prise en charge initialement aux urgences pour faiblesse musculaire et dysarthrie, et transférée en CHU.
- Décompensation cirrhotique grave avec syndrome hépatorénal et décès d'un patient de 27 ans, alcoolique chronique, admis aux urgences pour asthénie et ictère depuis 1 semaine, nécessitant un transfert en réanimation au CHU.
- Bactériémie à staphylococcus aureus multi S sur cathéter de voie veineuse périphérique dans les suites d'une prise en charge aux urgences d'une hépatopathie alcoolique sévère.
- Névralgies clunéales dans les suites d'une mise à plat aux urgences d'un abcès vulvaire douloureux et collecté chez une patiente aux antécédents de rhumatisme psoriasique.
- Retard diagnostique d'un cancer du poumon chez un patient pris en charge aux urgences pour une détresse respiratoire. Angioscanner demandé à la recherche d'une embolie pulmonaire ou d'une infection à SARS-CoV-2.
- Retard diagnostique aux urgences d'une luxation rétrolunaire du carpe dans le contexte d'un accident de ski. Traitement chirurgical par résection de la première rangée.
- Retard diagnostique aux urgences d'une arthrite septique du poignet dans le contexte du suivi d'une immobilisation plâtrée dans les suites d'un traumatisme du poignet.
- Retard diagnostique de 3 jours aux urgences d'un globe vésical sur rétention urinaire occasionnant un claquage de la vessie. Rééducation et évolution favorable.
- Soins inadaptés allégués et douleurs résiduelles dans le contexte d'une immobilisation de fracture de doigt en secteur urgences.
- Retard diagnostique aux urgences d'une section tendineuse de doigt dans le contexte d'une plaie de la main par verre.
- Défaut de prise en charge allégué aux urgences d'une fracture P2 déplacée du 3e doigt droit et d'une fracture de la tête de P2 du 4e doigt droit et absence d'orientation vers un spécialiste.
- Désunion cicatricielle avec surinfection prise en charge aux urgences dans les suites d'une prothèse totale de genou. Premier passage aux urgences 8 jours auparavant pour douleurs et inflammation localisée par un autre praticien. Bilan et avis orthopédique demandé. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Cure de hernie discale avec reprise à 15 jours pour myéloméningocèle. Mise en cause du médecin urgentiste consulté 2 mois avant cette intervention pour début de sciatique (fin de garde avec relais confrère), (2 sociétaires).
- Défaut diagnostique aux urgences d'une fracture déplacée de T10 chez un patient âgé suite à une chute. Paraplégie dans les suites d'une mobilisation. Évolution défavorable malgré une arthrodèse dorso-lombaire (2 sociétaires).
- Accident vasculaire cérébral de fosse postérieure avec effet de masse puis hydrocéphalie justifiant une craniectomie décompressive et pose de dérivation chez un patient ayant consulté aux urgences 24 heures plus tôt pour un malaise avec nausées, vomissements et vertiges.
- Défaut de diagnostic d'une fracture multi fragmentaire de cheville aux urgences : immobilisation plâtrée pour une entorse.
- Fracture-tassement de D6 suite à une chute lors d'une hospitalisation à la clinique. Troubles neurologiques et prise en charge chirurgicale. Évolution partiellement favorable. Médecin urgentiste mis en cause parmi plusieurs acteurs.
- Défaut diagnostique et prise en charge retardée d'une grossesse hétérotopique chez une femme de 27 ans aux urgences. Prise en charge chirurgicale urgente pour hémopéritoine abondant. Arrêt de la grossesse intra-utérine dans les suites.
- Audition dans le cadre d'une plainte pénale pour homicide involontaire d'une patiente ayant fugué du service des urgences et retrouvée décédée.
- Défaut diagnostique aux urgences d'une fasciite nécrosante de membre inférieur sur traumatisme. Plusieurs interventions chirurgicales, avec thérapie par pression négative et greffe.
- Défaut de prise en charge d'une entorse de cheville chez une patiente aux urgences. Plâtre trop serré entrainant une plaie surinfectée. Évolution favorable.
- Médecin urgentiste mis en cause pour homicide involontaire.
- Suture aux urgences d'une plaie du pied avec du verre sans exploration et sans réaliser de radiographies. Reprise chirurgicale nécessaire pour extraction d'un morceau de verre. Difficultés alléguées à la marche.
Divers
- Décès d'une patiente diabétique de 78 ans d'une acidose lactique à la metformine sans réadaptation du traitement lors du constat d'une insuffisance rénale.
- Décès d'une patiente de 75 ans suivie à domicile, dans les suites d'une intervention chirurgicale en urgence pour occlusion sur bride dans un contexte d'une pneumopathie d'inhalation.
- Erreur de prescription d'hormones thyroïdiennes à réception des résultats d'un bilan biologique pour amaigrissement et diarrhées chez une femme née en 1984 montrant une TSH (thyréo stimuline hormone) effondrée dans un contexte d'une maladie de Basedow.
- Retard de prise en charge d'une décompensation acido-cétosique et décès d'un patient de 73 ans suivi à domicile.
- Prise en charge alléguée non conforme chez un patient porteur d'œdèmes des membres inférieurs nécessitant des soins locaux refusés par le patient, dans un contexte relationnel difficile.
- Suicide d'un patient de 67 ans aux antécédents d'éthylisme chronique et de troubles bipolaires, 2 semaines après sa sortie d'hospitalisation d'un an en psychiatrie.
- Gangrène de Fournier 6 jours après une consultation qui retient une poussée hémorroïdaire, avec prescription médicamenteuse de Daflon®, Advil®, Mopral® et paracétamol®.
- Dégénérescence tumorale d'une fistule chronique du calcanéum obligeant à une amputation transtibiale.
- Suicide par pendaison en secteur hospitalier d'un patient sans antécédents, vu à 3 reprises le mois précédent dans le cadre d'un burn out professionnel et pour lequel il avait été introduit un antidépresseur IRS en sus des anxiolytiques initialement prescrits. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
Geste
Esthétique
- Trous dans la moustache dans les suites de séances d'épilation laser pour les poils du nez. Frais pour la réimplantation demandés.
- Brûlures dans les suites d'un traitement laser pour taches vasculaires du visage.
- Brûlures au visage après traitement par laser (lumière pulsée) chez une patiente âgée de 48 ans, pour traitement esthétique du visage.
- Insatisfaction dans les suites de la pose de fils tenseurs au niveau des sillons nasogéniens et des plis de l'amertume et des injections des cernes.
- Effet Tyndall bilatéral dans les suites d'une correction des cernes par acide hyaluronique.
- Résultats non satisfaisants de correction de rides par injection d'acide hyaluronique.
- Brûlures du second degré superficielles dans les suites d'une séance d'épilation laser (aisselles et maillot) qui a nécessité des soins de cicatrisation dirigés de longue durée.
- Brûlures dans les suites d'un traitement second au laser d'un hémangiome lombaire après un traitement par lumière pulsée.
- Résultats non satisfaisants et complications infectieuses dans les suites de la pose de fils tenseurs du visage à visée esthétique. Plusieurs tentatives d'extraction des fils. Asymétrie de la face.
- Tâches hyper pigmentaires dans les suites d'un traitement laser pour traitement de couperose.
- Brûlure du 1er degré de l'abdomen et des bras dans les suites d'une épilation laser.
- Brûlures du second degré au décours d'une séance d'épilation laser au niveau du menton laissant persister des cicatrices.
- Plainte pour défaut d'information dans le cadre d'une séance de laser pour resserrement des pores du visage.
Divers
- Épidurite à staphylocoque aureus et paraplégie dans les suites de séances de mésothérapie réalisées après un accident de la voie publique.
- Brûlures dans les suites de séances de laser pratiquées sur les mains pour traitement de verrues ayant nécessité une prise en charge chirurgicale avec lambeau et greffe de peau chez une femme de 45 ans.
- Brûlures et cicatrices disgracieuses lors de la découpe d'un plâtre posé dans les suites d'une mauvaise chute de snowboard occasionnant une fracture du poignet.
- Notion d'accident d'exposition au sang (AES) d'un nourrisson lors de la vaccination dans un contexte relationnel difficile avec la mère.
- Dissection carotidienne alléguée après manipulation du rachis cervical par un médecin ostéopathe chez un patient de 51 ans qui consulte pour cervicalgies persistantes après plongeon de 18 m de hauteur.
Non déplacement, non-assistance à personne en péril
- Décès d'un résident institutionnalisé pour troubles cognitifs, 48 heures après son admission pour une déshydratation sévère dans un contexte de vomissements et d'un arrêt du transit les jours précédents. Médecin traitant sollicité par la famille en vue d'une visite, mais s'était montré rassurant sans avoir vu le patient.
Expertise
- Plainte d'un patient mécontent du rapport d'expertise rédigé à la demande de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et du juge du pôle social.
- Décès d'un homme de 22 ans dans les suites d'un accord de prolongation de garde à vue à l'hôtel de police accordé par notre sociétaire médecin généraliste.
Déontologie
- Plainte pour arrêt de suivi à domicile d'un couple de personnes âgées.
Divers
- Perquisition du cabinet médical dans le contexte d'un féminicide. Saisie du dossier médical.
- Rupture du tendon d'Achille gauche lors de la réalisation de 30 squats sautés effectués pour évaluation médicale en vue de la rédaction d'un certificat de non contre-indication à la pratique de la plongée avec bouteille.
- Demande de dossier médical dans les suites du décès d'une enfant vue en consultation.
- Rédaction d'un certificat de décès sans obstacle à son inhumation pour un homme de 63 ans retrouvé décédé dans son appartement. Les investigations réalisées par un médecin légiste dans le cadre d'une instruction criminelle concluent à un décès violent.
Chute au cabinet
- Fracture-tassement de T7 dans les suites d'une chute de la table d'examen au cabinet, d'une femme de 73 ans. Évolution favorable.
Régulation SAMU
- Décès d'un patient de 82 ans à son domicile après appel du 15 pour avis médical. Tableau de constipation chronique évoqué. Cause du décès inconnue. Mise en cause de tous les acteurs de la prise en charge.
- Rupture d'anévrisme chez un patient de 36 ans ayant contacté le centre 15, 48 heures plus tôt pour vertiges, céphalées et vomissements depuis 13 heures sans fièvre. Conseil de consultation du médecin de garde le lendemain qui ne sera pas observé.
SOS Médecins
- Hospitalisation pour détresse respiratoire, pneumopathie et endocardite tricuspide 5 jours après consultation de SOS médecin pour asthénie et fièvre. Évolution justifiant un remplacement valvulaire et décès 15 jours après.
- Retard de prise en charge allégué par SOS Médecins d'une torsion testiculaire. Douleurs testiculaires gauches et conseil de consulter rapidement un urologue, ce qui sera fait le lendemain : orchidectomie gauche et mise en place ultérieure de prothèses.
- Retard diagnostique d'une méningo-encéphalite avec coma et hémiplégie consécutifs chez une patiente qui a consulté à 2 reprises SOS Médecins avec un diagnostic d'otite retenu.
- Plainte contre X pour homicide involontaire d'une patiente enceinte qui a consulté SOS Médecins pour céphalées et asthénie.
- Prise en charge retardée d'un hématome épidural compressif secondaire à une fracture traumatique de T10 à l'origine d'un tableau de paraplégie conduisant à une prise en charge chirurgicale en urgence. Patient examiné à son domicile pour SOS Médecins, puis adressé aux urgences par son médecin traitant et autorisé à regagner son domicile. Installation d'un tableau neurologique déficitaire.
Téléconsultation
- Retard diagnostique d'une fracture du coude après une chute d'un patient qui a consulté initialement des médecins en téléconsultation.
- Embolie pulmonaire fatale chez une patiente de 29 ans, 11 jours après une téléconsultation pour lombalgies (contexte de hernie discale connue).
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