La France sous pression
La France traverse une période économique et politique délicate.
L’agence de notation S&P a maintenu vendredi la note de sa dette souveraine à AA- avec une perspective stable, rassurant temporairement les marchés, contrairement à Fitch et Moody’s, qui ont exprimé des perspectives négatives.
Ce maintien reflète une confiance relative dans la gestion budgétaire et le plan de redressement financier, bien que des défis demeurent, notamment un risque politique élevé.
Le gouvernement, confronté à un potentiel vote de censure, doit recourir au 49.3 pour faire adopter le budget 2025, bloqué au Parlement.
Sur le plan économique, l’inflation reste faible, à 1,3% en novembre, mais les tensions sur la dette, désormais proche des niveaux grecs, suscitent des inquiétudes.
Trump défie l’Europe
En Zone Euro, l’inflation totale a atteint 2,3% en novembre, en hausse par rapport aux 2% du mois précédent, principalement en raison de l’augmentation des prix de l’énergie.
Cependant, l’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils comme l’énergie, est restée stable à 2,7%, décevant les attentes d’une légère hausse.
La BCE prévoit de baisser ses taux d’intérêt le 12 décembre pour soutenir une convergence progressive vers son objectif de 2%, anticipant que la décélération des salaires contribuera à réduire l’inflation dans les services.
Aux États-Unis, Donald Trump poursuit une politique économique protectionniste, menaçant d’imposer des droits de douane élevés sur les produits européens et de punir les pays des BRICS s’ils affaiblissent le rôle du dollar comme monnaie de réserve.
Ces mesures, bien qu’incertaines, alimentent des tensions commerciales, tandis que le marché de l’emploi américain reste solide, avec 202 000 créations d’emplois prévues en novembre.
Christine Lagarde, préconise une stratégie de dialogue avec les États-Unis, suggérant que l’UE achète davantage de gaz naturel liquéfié et d’équipements de défense américains pour réduire le déficit commercial et éviter une guerre commerciale dont les conséquences seraient négatives pour toutes les parties.
Les défis internationaux
En novembre, l’inflation à Tokyo a atteint 2,6% sur un an, légèrement au-dessus des attentes, en raison de la hausse des prix de l’énergie liée à la suppression des subventions, tandis que l'inflation cœur a progressé à 1,9%.
Cela pourrait inciter la Banque du Japon à relever ses taux lors de sa réunion du 19 décembre.
En Chine la reprise économique reste fragile, le PMI des services a stagné à 50, et si le PMI manufacturier officiel a modestement augmenté, le PMI privé montre une amélioration plus marquée, soutenue par la demande extérieure.
En Ukraine, le président Zelensky a proposé un compromis sur les territoires occupés en échange de la protection de l’OTAN, mais les désaccords sur l'adhésion à l'OTAN bloquent tout accord avec la Russie.
Légère baisse du CAC 40
L’indice parisien recule de -0,27% sur la semaine et affiche une performance de -4,08% depuis le début de l’année. Les valeurs les plus performantes sur la semaine sont Airbus (6,97%), Edenred (5,81%) et Kering (5,07%) tandis que Thales (-4,49%), Total (-3,71%) et Société Générale (-3,29%) sont les valeurs les moins performantes.
Marchés des changes et des taux
L’euro s’apprécie légèrement face au dollar à 1,057 EUR/USD et le rendement de l’Etat français à 10 ans baisse fortement à 2,90%.
Achevé de rédiger le 02/12/2024