Ukraine-Russie : nouvelle phase d’escalade
La guerre en Ukraine revient au premier plan avec l’apparition de nouvelles menaces.
À l’approche de la fin de son mandat, le président américain Joe Biden a autorisé Kiev à utiliser des missiles américains de longue portée pour frapper le territoire russe.
En réponse, Moscou a annoncé un changement dans sa doctrine en matière d’armement nucléaire et a déployé pour la première fois des missiles balistiques contre l’Ukraine.
Les deux parties semblent redoubler d’efforts afin de se retrouver dans la situation la plus avantageuse en vue d’éventuelles négociations lors du retour de D. Trump à la maison blanche, le 20 janvier 2025.
En effet, ce dernier a été très clair lors de sa campagne sur la nécessité de mettre un terme à ce conflit.
Europe : environnement économique morose
En parallèle, la zone euro continue d’être affectée par les conséquences du conflit en Ukraine, notamment à travers l’augmentation des prix de l’énergie aggravée par des conditions climatiques défavorables.
Cette hausse du coût énergétique pèse sur le secteur manufacturier européen, comme en témoignent les indices PMI (mesurant la santé économique) de novembre, qui se situent en territoire de contraction à 43,2 en France et en Allemagne.
Par ailleurs, le secteur des services connaît également un recul, en passant sous la barre des 50 en zone euro.
Cette dégradation s’explique par une baisse de la confiance des ménages, affectée par les incertitudes économiques, fiscales, géopolitiques et politiques.
En Allemagne, la chute du gouvernement alimente l’instabilité, tandis qu’en France, le gouvernement Barnier fait face à des défis majeurs.
La proposition de son budget n’a pas été votée par l’Assemblée nationale et a été transférée au Sénat pour amendement, au risque de ne pas être validée par les deux Chambres.
Si le recours à l’article 49.3 semble être très probable, l’avenir de Michel Barnier au gouvernement semble être plus incertain, d’autant que le Rassemblement National menace de voter une motion de censure.
Focus banques centrales
En zone euro, la BCE fait face à une pression croissante d’accélérer son assouplissement des conditions monétaires dans un contexte où l’inflation est proche de l’objectif des 2% et que la situation économique se dégrade graduellement.
L’inflation de la zone euro au mois d’octobre est ressorti à 2.0%, conforme aux attentes et similaire au chiffre de septembre.
Alors qu’une baisse de 25 pb est quasiment actée lors de la prochaine réunion en décembre, une baisse plus importante de 50 pb n’est pas à écarter.
En revanche, le discours est différent aux États-Unis sur fond d’inflation plus tenace et d’un marché du travail solide, révisant à la baisse les prévisions de baisse de taux de la Fed en 2025.
Légère baisse du CAC 40
Sur la semaine, l’indice parisien recule de -0,20% et affiche une performance de -3,82% depuis le début de l’année. Kering (-5,66%), BNP Paribas (-5,31%) et Saint Gobain (-3,51%) enregistrent les plus fortes baisses sur la semaine tandis que Publicis (+4,56%), Unibail (+4,22%) et Eurofins (+3,35%) affichent les plus fortes hausses.
Marchés des changes et des taux
L’euro continue de se déprécier face au dollar à 1,047 EUR/USD et le rendement de l’Etat français à 10 ans baisse à 3,01%.
Achevé de rédiger le 25/11/2024