La Chine tente une relance
La croissance chinoise au 3ème trimestre 2024 a ralenti, passant de 4,7% à 4,6%, un chiffre légèrement supérieur aux prévisions.
Au total, la croissance depuis le début de l’année passe sous la cible fixée par les autorités, à 4,8% après 5% au 1er semestre.
L'économie chinoise continue d'être confrontée à des difficultés structurelles et à des pressions déflationnistes.
Cependant, certaines mesures de relance économique, ont permis un léger rebond de l'activité en septembre, notamment pour la production industrielle (+5,4%) et les ventes au détail (+3,2%).
Le chômage a également diminué à 5,1% (vs 5,3%) et les autorités chinoises continuent d’intensifier leurs efforts pour soutenir la croissance.
Néanmoins, le pays reste confronté à une dette élevée et à la crise immobilière, l’investissement se contractant de 10% en glissement annuel.
Bien que le gouvernement ait pris des mesures budgétaires et monétaires, avec l’annonce d’une nouvelle baisse de taux, l’atteinte de l'objectif de 5% de croissance cette année semble se complexifier.
La BCE confirme la baisse de taux
L’inflation et l’activité économique ont ralenti plus nettement que prévu, ce qui a conduit la BCE à réduire ses taux directeurs de 25bp pour la 3ème fois en 2024, portant le taux de rémunération des dépôts à 3,25%.
Cette décision, bien que sans effet immédiat sur les marchés financiers, reflète une politique monétaire « data dependent », qui s’ajuste au fil de publications de données économiques et qui ne s’engage pas sur le planning des futures baisses de taux.
Christine Lagarde a précisé que cette décision de baisser les taux visait à soutenir une économie européenne en stagnation, tout en notant que les prévisions de croissance avaient été révisées à la baisse.
Les indicateurs économiques à venir seront cruciaux pour déterminer les prochaines actions de la BCE, avec un scénario possible de baisses progressives de taux pour stimuler la croissance en 2025.
C’est pas du luxe !
Le poids principal du CAC 40 a reporté des résultats mitigés mardi soir, en dessous des attentes avec un chiffre d’affaires de 19,08 milliards d’euros et une croissance organique en baisse de 3%
Le groupe a confirmé sa confiance quant au secteur du luxe en Chine et n’a pas prévu de réduire sa présence et ses investissements.
Le titre a ouvert à -6,9% sur la séance de mercredi pour finir la journée à -3,68%.
L’Oréal, qui doit dévoiler ses résultats ce mardi, prévoit une normalisation de sa croissance à 4-5% au-delà de 2025-2026, justifiant également une décélération de la consommation chinoise.
Hermès (-2,02%) et Kering (-0,46% sur la semaine et -40,33% sur l’année) finissent également la semaine dans le rouge.
L’indice parisien en légère hausse
Le CAC 40 est en légère hausse sur la semaine à +0,46% et affiche une performance de +0,92% depuis le début de l’année. L’Oréal (-5,55%), LVMH (-4,58%) et Total Energies (-4,35%) affichent les plus fortes baisses, tandis que Teleperformance (+12,10%), BNP Paribas (+6,61%) et Safran (+5,03%) sont en hausse sur la semaine.
Marchés des changes et des taux
L'euro s’affaiblit sensiblement face au dollar à 1,08 EUR/USD et le rendement de l’État français 10 ans baisse légèrement sur la semaine à 3,02%.
Achevé de rédiger le 21/10/2024.