Les banques centrales suivent la tendance de baisse de taux !
Dans un contexte où le niveau d’inflation global se rapproche de la cible à moyen terme de 2%, que la croissance reste limitée et que le marché de l’emploi se détend, les banques centrales des principales économies mondiales continuent de réduire leurs taux directeurs.
En zone euro, les gouverneurs de la BCE, inquiets de la croissance atone, envisagent d’accélérer l’assouplissement monétaire dans le but de stimuler l’économie, ouvrant ainsi la porte à une baisse de taux plus marquée lors de la prochaine réunion de la BCE le 12 décembre.
Pour rappel, le principal taux directeur de la BCE est passé de 4,0% depuis son pic d’avril 2024 à 3,25% en octobre 2024.
En outre, La BCE reste confiante quant à l’atteinte d’une inflation stable à 2% en 2025.
Le taux directeur américain se situerait donc dans la fourchette des 4,25% - 4,50% fin 2024 et 3,75% - 4,0% mi-2025.
Enfin, la Chine a entrepris des mesures similaires, toujours dans la tentative de relance économique du pays, en abaissant de 25 points de base ses deux taux directeurs majeurs.
Europe : santé économique mitigée
Sur le plan économique, en zone euro, les récents indicateurs montrent des signaux contrastés.
La confiance des consommateurs en octobre reste en territoire négatif à -12,5% bien qu’en légère amélioration par rapport à -12.9% le mois précédent.
Les enquêtes auprès des directeurs d’achats (PMI), mesurant le niveau d’activité économique, affichent une stabilisation de l’activité des services tandis que le secteur manufacturier est de nouveau en contraction.
Le PMI Composite français continue de baisser à 47,3 en octobre et celui de l’Allemagne est toujours en contraction mais remonte à 48,4.
L’agence de notation américaine Moody’s a décidé de maintenir la note de la France à « Aa2 » mais a dégradé sa perspective de « stable » à « négative ».
L’agence justifie cette révision par une détérioration des finances publiques, aggravée par une incapacité politique à instaurer des mesures budgétaires correctives.
En revanche, la notation est soutenue par une économie riche et diversifiée, un taux d’épargne privée élevé et une demande intérieure qui stabilise la croissance.
Saison des résultats du troisième trimestre
Aux États-Unis, 16% des entreprises de l’indice S&P 500 ont publié leurs résultats, avec des premières impressions positives.
Le bénéfice par action (BPA) médian des entreprises est supérieur aux attentes de +4,2%, conformément aux tendances historiques.
En Europe, 9% des entreprises de l’indice STOXX 600 ont publié leurs résultats, plus mitigés.
En effet, les analystes ont fortement révisé à la baisse les attentes de BPA des entreprises européennes pour 2024, de +4,3% à +1,7%.
Le CAC 40 recule suite à des publications décevantes
L’indice parisien baisse de -1,52% sur la semaine et passe en territoire négatif depuis le début de l’année avec une performance de -0,61%. Eurofins (-17,17%), Edenred (-14,13%) et Michelin (-9,21%) affichent les plus fortes baisses après des avertissements sur leurs profits, tandis que Renault (+6,47%), Stellantis (+4,07%) et STMicroelectronics (+2,09%) enregistrent les plus fortes hausses sur la semaine.
Marchés des changes et des taux
L'euro reste stable face au dollar à 1,08 EUR/USD et le rendement de l’État français 10 ans est également inchangé sur la semaine à 3,02%.
Achevé de rédiger le 28/10/2024.